Archives pour novembre, 2007

« Mandarine season », les enfants. Rendons-lui un discret mais néanmoins vibrant hommage.

Tu pensais que je ne savais pas dessiner de natures mortes hein, lecteur/trice sceptique ? Ben tu vois, t’avais raison. Je te laisse sortir le champagne.

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Je sais ce que vous allez me dire : « p’tain, elle a vraiment du temps à perdre celle-là ». Alors déjà non. Pas vraiment. Ensuite, je ne vois pas en quoi aller dans un bureau pour mettre des chiffres dans des cases par exemple serait tellement plus constructif que d’observer ma mandarine. C’était la plus jolie en plus. Elle était unique.
Et très bonne.

Bande de jaloux/ses.

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Ben non, tu sais pas. Personne sait. Pas même moi, vraiment.

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Tout est si compliqué parfois. Je resterais bien en boule un an ou deux, pour me retrouver un peu.

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Il se trouve que je suis une femme (ce sont des choses qui arrivent dans les meilleures familles). Du coup, la pression qui s’exerce sur les femmes pour atteindre le statut suprême de « bon coup », apparemment enviable d’après tous les magazines féminins -qui nous renseignent si bien sur les espoirs et les ambitions féminines justement, y a pas à dire- m’est connue.

 

Par conséquent, c’est aujourd’hui plutôt aux hommes que je m’adresse, à travers justement ce que je connais de la dictature sexuelle exercée sur les femmes. Je conçois parfaitement que les hommes aussi sont poussés à « assurer » en matière de sexe, mais je ne réalise pas bien dans quelle mesure.

 

Voilà donc ma réflexion du jour, empreinte du romantisme, de l’élégance et du charme naturel qui me caractérisent. Merci pour eux.

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Bon.

 

Allez, complètement au hasard. Parce que ça m’amuse :

 

De 24 à 20 points : Oulalala, c’est un bon coup la nana. Elle a saisi ce qu’est le sexe, le vrai, la beau, la tatoué et assure complètement. Tagada tsouin tsouin. Elle ne vous décevra pas, dis donc. Elle pratique tout sans conditions, accepte tout, n’a pas de limites. C’est magnifique. Merveilleux. Bon sang.

 

De 20 à 10 points : C’est une « normale ». Elle vous fera chier de temps en temps en matière de sexe, mais avec un bon coup dans la gueule elle comprendra quelles sont ses prérogatives. Pfff, les femmes. Faut tout leur dire des fois.

 

De 10 à -28 points : Elle est à chier. Eventuellement, ça fera une bonne intellectuelle et elle ramènera du pognon à la maison. Ou alors, mettez-vous au macramé ensemble.

 

Spéciale mention à ceux qui auraient systématiquement répondu « ne sait pas » : Faut sortir un peu, mon vieux. Le cul c’est pas que pour les autres, même si c’est marqué sur ton front.

 

(Ouah. J’ai quand même vachement bien intériorisé les catégories des magazines. Chuis fière de moi.)

Je vais à l’essentiel aujourd’hui, avec un dessin particulièrement élaboré et complexe, qui m’a pris au moins 4 secondes de mon précieux temps.

Avec cette question :

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Comment se fait-il que dans mon imaginaire -mais pas que le mien- dessiner un mâle revient à dessiner un personnage basique, sans fioritures, alors que dessiner une femelle revient finalement à rajouter, à compléter ?

Pourquoi, mais pourquoi toujours le mâle comme référence ? J’en veux à mon cerveau, qui est si lamentablement incapable de créer de nouvelles références totalement originales, sorties de nulle part, nées d’un véritable anti-conformiste.

Même en tentant d’être minimaliste au possible, si je dessine une tête, deux bras et deux jambes, je vois toujours un mâle. Et vous aussi, très certainement. Pour que je puisse voir une femelle, il me faut ajouter des marques distinctives.

Je n’aime pas la facilité dans ce cas. Parce qu’elle me porte préjudice. Je ne suis pas de celles qui sont la référence, quoi qu’il arrive. Arf.

J’aime bien les chats. Mais bon dieu que c’est con parfois comme animal.

On pourra tenter de me convaincre du contraire, mais globalement c’est assez peu digne finalement cette bestiole.

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Je veux dire… imaginez qu’on fonctionne comme eux…

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Allez pas me raconter que c’est la super classe.

 

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Elles sont d’la balle. Non, ne le nie pas : y en a plein des séries américaines en ce moment. Elles se reproduisent et leur progéniture est souvent de qualité. En tous cas, elles ont le mérite de captiver pas mal. Si, je te dis. Ta gueule, c’est comme ça.

 

Oui je suis grossière. Mais arrête de ma contredire aussi.

 

Mais voilà. Je me pose cette question. On a du « Urgences », du « Grey’s anatomy », du « Nip Tuck », du « Dr. House », toutes des séries sur des gens qui ont fait médecine, qui aiment vachement ouvrir des autres gens et regarder des morceaux rouges et morveux. T’as aussi des « Ally McBeal » par exemple, avec des personnages qui ont fait droit, qui sont très sérieux mais qui veulent surtout savoir par quel moyen subtil ils et elles vont pouvoir s’envoyer en l’air pendant le week-end.

 

T’as d’autres séries avec des gens plein aux as qui ont des problèmes de gens célèbres et oulala c’est pas facile. « Sex and the city » par exemple avec des nanas qui ont des problèmes pas faciles mais qui compensent en ayant plein de pognon.

 

Venons-en au fait. Ma question est celle-là : pourquoi nous présentent-ils/elles toujours des personnages qui ont des métiers impressionnants ou des problèmes quand même souvent très compliqués (à part leurs histoires de cul, qu’on peut résoudre par 2-3 équations logiques), avec tout plein de notions liées à la vie, à la mort, à la justice, au bien, au mal, aux lapins nains à grandes oreilles ? Hein ?

 

Y a quand même quelque chose d’injuste dans le fait de ne jamais traiter de la vie des petites gens (notez par ailleurs que dans ce cas « gens » est féminin quand il va avec « petit », c’est pas encore un signe de la domination masculine, hein hein ?), d’estimer que leur existence n’est pas suffisamment riche et surprenante pour en faire une série.

 

Aujourd’hui, c’est pour toi petite gens. Avec toute mon affection. Parce que merde à la fin, un peu.

 

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Ne me remercie pas, petite gens qui travaille au rayon sport de Manor*.

(*Manor c’est un autre supermarché suisse, patate. Mais tu sors un peu de ton pays des fois ? Haha.)

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