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gael said, septembre 30th, 2008 at 10:47

On pourrait se demander où va le monde si même les modèles de féminisme trouvent leur accomplissement personnel dans leur relation avec un homme. :roll:
Est-ce que replacée dans son contexte cette phrase est tout aussi curieuse?

sandrine said, septembre 30th, 2008 at 1:23

elle ne développe pas plus. on peut le comprendre comme une réussite de parité dans sa relation de couple. ou alors une égalité dans leur stimulation intellectuelle (pas facile de partager la vie d’un grand penseur et écrivain).

karaz said, septembre 30th, 2008 at 1:36

@gael
Je ne sais pas. Elle avait effectivement une relation avec Sartre plutôt égalitaire en apparence, et probablement admirable.
Chacun-e couchait en théorie avec qui bon lui semblait, ils ne vivaient pas ensemble, ce qui ne la contraignait pas au rôle traditionnellement attendu de bonne ménagère, ni lui au rôle de pourvoyeur de fonds. Ils voyageaient ensemble pour parler à des individus intellectuellement très haut placés, ils mangeaient au resto le plus souvent, vivaient dans des hôtels, étaient très stimulés intellectuellement l’un-e par l’autre.
Donc ouais, ça avait sûrement ses bons côtés.

Mais en parallèle, du coup pour préserver leur liberté relative ils vivaient séparément et refusaient l’idée d’une unité couple. Je ne juge pas, je constate.
Egalement, assez vite ils n’avaient plus de vie sexuelle partagée. Du tout. Et puis, lorsque lui avait la flemme de faire des recherches pour ses bouquins, c’est elle qui lisait genre tout Hegel et qui lui résumait le tout sur des petites fiches… tout ça sans rémunération bien sûr. Et sans être citée comme co-autrice de ses oeuvres à lui.

Chais pas. Il me semble qu’il y a des trucs quand même relativement curieux. Encore une fois je ne juge pas. Ca m’a juste étonnée.
Pis surtout, qu’elle soulève comme sa plus belle réussite un truc relationnel qu’on renvoie toujours aux femmes… intéressant.

@sandrine
C’est une jolie phrase. Elle est plaisante et leur couple a beaucoup inspiré. Mais je m’interrogeais surtout en fait…

sandrine said, septembre 30th, 2008 at 4:52

c’est vrai qu’on attend de simone d’autres pensées. mais ce n’est pas plus mal. ça nous laisse pensif-ve-s…
on peut s’interroger aussi par extension sur la place de l’homme dans les combats féministes

Karaz said, septembre 30th, 2008 at 5:21

Ah ? Mais encore ?

sandrine said, septembre 30th, 2008 at 6:03

je m’explique: simone de beauvoir est reconnue comme féministe, d’où on pourrait s’attendre à lire une phrase au sujet de la condition féminine.

dans cette phrase, elle mentionne son concubin (je sais pas comment le définir autrement). d’où ma réflexion, par extension, :bisou: sur le rôle ou l’implication de certains homme dans les mouvements féministes.

ai-je été assez claire?

Karaz said, septembre 30th, 2008 at 6:25

Bah c’est à dire que Simone de Beauvoir ne se considérait pas tellement comme féministe -ou alors très tardivement.
Son ouvrage « Le deuxième sexe » n’avait pas pour ambition de créer un débat dit féministe, mais plutôt de remettre en question une identité qu’elle considérait comme socialement construite. Une étude qui se voulait « scientifique » en quelque sorte.

Mais surtout, on ne parle plus vraiment de « condition féminine » à notre époque, puisque ce serait se placer du côté du groupe « dominant ». Je ne pense pas qu’on puisse parler de « condition », ni même de « problème femme ». Les termes sont déjà totalement biaisés. Bref, tu m’as comprise j’imagine.

Pour finir, Beauvoir avait ses intérêts et Sartre les siens. Je ne suis pas certaine qu’il faille espérer toujours une totale imperméabilité dans le couple.

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